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► Est-il possible de mesurer le bénéfice du service militaire pour les jeunes ? Ceux qui l’on fait sont-ils mieux intégrés, plus fraternels ? (Anonyme - 24/11/06)
► Les étrangers vivant en France bénéficient aussi des droits en contre-partie desquels on voudrait imposer le devoir de service (Anonyme - 4/12/06)
►► Comme on ne peut pas imposer le service civique aux étrangers, le projet perd beaucoup de son intérêt (Anonyme - 27/11/06)
► Il faut clairement dissocier Service civil et TIG (Travail d’Intérêt Général, utilisé comme peine de substitution) (Trivers - 28/11/06)
► Sens du service civil : rendre les citoyens capables de mieux organiser la société plutôt que de les affecter à résoudre les problèmes liés à l’organisation actuelle. Exemple des clowns à l’hopital (Arno - 29/11/06)
►► L’approche des associations est souvent novatrice et permet de pallier les échecs de l’organisation en place. Les clowns peuvent avoir un effet bénéfique supérieur aux emplois hospitaliers classiques (Trivers - 1/12/06)
► Pour maintenir et développer l’intérêt de l’opinion pour le SCO, il faut que soit créé un comité d’étude permanent rattaché au premier ministre (Dominique Chavanat - 9/12/06)
►► Votre proposition entretient la confusion entre SCO et volontariat. Le volontariat civil de cohésion sociale et de solidarité (VCCSS) est le service civil national actuellement. Pourquoi n’est-il pas promu ? (Myriam - 11/12/06)
►► C’est prématuré. Il n’y a pas que des questions techniques à résoudre. Le débat de fond n’est pas clos (Myriam - 13/12/06)
►►► Que ce soit le SCO ou l’extension du volontariat, une étude de faisabilité est indispensable avant toute décision (Dominique Chavanat - 12/12/06)
► Le SCO sera un service rendu aux plus favorisés par des jeunes qui le sont moins (Anonyme - 13/12/06)
► Le SCO n’a rien d’un service, rien de civique ni de civil, et "obligatoire" n’est pas le terme adéquat. (Arno - 13/12/06)
► Le SCO participe à une logique de société Orwellienne. Il sera pour cette raison à l’origine de grandes révoltes, alors que les gens comprennent bien la nécéssité du civisme (A - 4/01/07)

Vos commentaires
1. Le 12 mai 2008 à 10:16, par jackjq
En réponse à : > Forum libre
Y a-t-il un moyen pour ENCOURAGER CLAIREMENT et MASSIVEMENT Mr. Luc FERRY à pousser à la mise en place d’un service civique OBLIGATOIRE de 9 mois pour tous les jeunes ?
2. Le 22 décembre 2006 à 15:26, par ?
En réponse à : Mazurek
C’était au XXe siècle. La fin de ce siècle, d’ailleurs. Dans le cadre de la refonte du Code civil, un ministre, Méhaignerie, suivi par sa majorité parlementaire, décidait d’entériner une des mesures les plus odieusement discriminatoires qui soit : la distinction entre enfants "légitimes" et "adultérins" dans les règles de succession.
Quelques années plus tard, la France était condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour l’application de cette mesure discriminatoire. C’est le fameux arrêt Mazurek (du nom du plaignant), mauvais souvenir pour les tenants d’une nationalisme rétrograde (pensez donc : la France condamnée par l’Europe !) mais grande victoire pour les tenants d’une certaine conception de l’égalité.
Le même sort attend-il un éventuel service civil obligatoire ? C’est ce qu’estime le constitutionnaliste Guy Carcassonne, qui pointe l’article 4 de la Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme, interdisant le travail forcé. Quelqu’un aurait-il vu passer un contre-argument à cette objection de taille contre le sco ? Il est vrai que chercher des arguments un peu sérieux chez les partisans du sco, c’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin...
Le 24 décembre 2006 à 07:56, par Myriam
En réponse à : > Mazurek
L’incompatibilité du SCO avec l’artcile 4 de la Convention européenne des Droits de l’homme est aussi soulevée par Guy Tessier, président de la commission de la défense nationale et des forces armées de l’assemblée nationale, Jean-Jacques de Felice, avocat et ancien vice-président de la Ligue des Droits de l’homme, Nôel Mamère du parti des verts (qui est je crois le seul parti à ne pas adhérer à ce projet (avec la LCR.) Il est évident que le SCO ne pourrait se faire sans le recours à l’armée car la constitution n’autorise le législateur à contraindre les personnes que dans les cas de condamnations pénales et de défense nationale. Il suffirait de proposer quelques centaines de recrutements dans l’armée et tout le reste dans le civil, ce qui est d’ailleurs prévu dans le projet du SCO du parti socialiste qui pense que la petite indemnisation proposée aux jeunes prouvera que le respect de l’article 4 de la convention est respecté, tout en se défendant d’un retour déguisé du service militaire...En guise de contre-argument : une belle arnarque !
Le 29 décembre 2006 à 18:48, par ?
En réponse à : > Mazurek
Vous dites : "Il suffirait de proposer quelques centaines de recrutements dans l’armée et tout le reste dans le civil". J’en doute. Si une personne n’a pas demandé de service civil pour son sco, je ne vois pas comment on pourrait l’affecter quand même à des tâches civiles sans que cela soit considéré par la CEDH comme du travail forcé.
Le 1er janvier 2007 à 17:55, par Myriam
En réponse à : > Mazurek
Espérons-le mais Dominique Brault juge d’instruction nous dit qu’en 1994, la cour européenne a considéré comme relevant des obligations civiques normales, le service obligatoire chez les sapeurs pompiers en Allemagne...Avec le S.C.O le service national obligatoire reviendrait en France, sous une forme déguisée : moins de jeunes dans l’armée mais plus dans le civil . Lorsque le service militaire était encore obligatoire en France, le problème du travail forcé était-il évoqué pour les missions des objecteurs ?
Le 8 janvier 2007 à 11:06, par ?
En réponse à : > Mazurek
"Lorsque le service militaire était encore obligatoire en France, le problème du travail forcé était-il évoqué pour les missions des objecteurs ?"
On pouvait choisir d’être objecteur mais si on n’objectait pas, on ne pouvait pas être envoyé de force chez les objecteurs : on faisait un service normal.
Le 11 janvier 2007 à 18:42, par Myriam
En réponse à : > Mazurek
Vous répondez à ma question d’une bien étrange façon ! C’est au service militaire que les jeunes étaient "envoyés de force" et c’est justement car les objecteurs ne trouvaient pas ce service "normal" comme vous dites, qu’ils se sont battus pour une alternative. Avec le S.C.O quelle alternative serait proposée aux jeunes qui ne veulent pas s’y soumettre : l’armée ???!!!
Le 12 janvier 2007 à 11:41, par ?
En réponse à : > Mazurek
On est ici dans une discussion juridique. Le service militaire était conforme à l’article 4 de la cesdh (cas explicitement prévu par la Convention). Quant aux objecteurs, ils ne pouvaient pas porter plainte pour travail forcé car rien ne les obligeait à objecter.
En revanche, si on institue un nouveau service obligatoire avec un nombre limité de places à l’armée, ceux qui n’ont pas demandé de service civil mais qui seraient quand même affectés à des tâches civiles par manque de postes militaires pourraient porter plainte pour travail forcé.
Se pose alors la question de savoir si la cedh considèrerait le service civil comme une "obligation civique normale", autre cas prévu par la Convention. Mais six mois payés très en-dessous du seuil de pauvreté, j’en doute...
PS : il y a quelques jours, la France a été condamnée par la cedh pour une loi sur le travail de nuit. Il faut bien insister sur ce point : les condamnations de la cedh ne portent pas seulement sur des dysfonctionnements de la justice, mais aussi sur des lois non conformes à la Convention.
Le 10 juin 2007 à 02:16, par jilbeer
En réponse à : > Mazurek
Un service civil c’est un service d’utilité publique et la découverte des autres. C’est la prise de conscience d’autres réalités.
Il devrait être obligatoire et le lieu d’affectation devrait être proposé aussi bien en France que dans le reste du monde.
3. Le 4 janvier 2007 à 18:01, par A
En réponse à : Pour en finir avec Orwell
On me reproche d’avoir assimilé un peu vite le projet du SCO avec la société de 1984 d’Orwell. Evidemment, dit comme cela, on falire la personne à court d’arguments.
Le SCO vise à définir "la citoyenneté", le "lien social" (le rapport entre les personnes), le "sentiment d’appartenance à la nation" et la "jeunesse". Des notions jusqu’alors vagues qui pourraient prendre un sens nouveau, c’est exactement ce que dit l’association Récit dans son projet.
L’objectif du SCO n’est pas la réussite du service civique obligatoire en tant que tel mais les effets qu’il pourra avoir durablement sur la société.
Il paraît que le "ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative" - amusant rapprochement - va disparaître et être rattaché au "ministère de l’Intérieur".
Le SCO, bien sûr, ne va pas appliquer à la lettre, l’utopie glaçante d’Orwell, ni le meilleur des mondes de Huxley. Mais un SCO par ici, les directives de développement local, la décentralisation, la cohésion sociale, la réforme de la Sécu, la loi de l’égalité des chances, tout cela faitt partie des "logiques technico-instrumentales qui destructurent les cadres de vie quotidienne".
La citation de Bernard Eme (par Myriam, dans la rubrique, "comment impliquer les autres générations") est on ne peut plus cruciale.
Aucune de ces logiques n’est totalitaire en soi, ni négative puisque le langage est positivé. Mais mise les unes à côté des autres, ça le devient. Et pour installer ces logiques destructurantes, il faut des réformes. Chaque réforme produit ses effets négatifs, qui à leur tour font peser sur l’opinion la nécessité d’autres réformes.
Ainsi nous vivons de plus en plus dans une société de surveillance et de contrôle, d’oppression et de répression, mais elle s’installe pour notre bien et celui des autres.
Par exemples, c’est pour votre bien et celui des autres qu’on vous interdit de fumer dans les lieux publics. Ou c’est pour éviter de froisser les susceptibilités que l’on souhaite revenir sur la liberté d’expression. On retire une liberté mais c’est pour votre bien. De même on oblige la jeunesse, mais c’est pour son bien et celui des autres, donc de toute la société.
Il faut comprendre que cela est une forme poussée du management, qui confine au lavage de cerveaux des organismes crypto sectaires.
Le SCo tout seul serait une bonne chose. Mais, dans la société dans laquelle nous vivons, c’est un pas de plus vers le totalitarisme. Il dit en substance : en dehors de votre vie au travail, et votre vie privée, votre vie publique nous regarde, et nous allons vous montrer comment on fait pour agir pour le bien. ET que l’on sait bien, que lorsque cette normalisation entend lutter contre le prétendu individualisme, il s’agit de contrôler l’un des derniers espaces de liberté qu’il reste aux citoyens.
Le SCO contient en lui même, dans sa partie négative, un appel au développement de la révolte, c’est à dire radicaliser à l’extrême la constestation, comme le SCO radicalise à l’extrême la gouvernance. Mais on ne fera jamais le rapprochement.
Le SCO contribuera à déclencher de grandes révoltes. Non pas parce que les gens ne sont pas civiques, mais précisément, parce que la France est le pays où le fascisme d’Etat entraîne des convulsions (on les a vues déjà) puis un rejet absolu. Pour l’instant, ça se travaille, ça se prépare dans l’insconscient.
4. Le 14 décembre 2006 à 03:40, par arno
En réponse à : La contradiction du SCO comme nouvelle gouvernance
Le problème du "SCO", c’est cette volonté d’être une formation civile (à la citoyenneté) qui s’affirme en niant le citoyen pour ce qu’il est : sujet politique.
A partir de ce fait fondamentalement contradictoire, d’autres contradictions ne manquent pas d’affleurer et de s’autogénérer, rendant impossible toute projection utile.
1. cette négation du citoyen dans le projet s’accompagne de la négation du civil et du civique, dans le projet et la mise en débat sur lui-même.
Exemple : le SCO n’émane pas d’une volonté civile remontée par les parlementaires, mais fabriqué par des cadres techniques de la classe politique et avec une volonté de l’imposer à la société de façon pérenne et progressivement totalisante (les jeunes d’abord, etc).
2. Cet aspect dialectique se masque par des injonctions morales, caritatives, sécuritaires, autoritaires, ou encore par la précipitation vers l’étude de la faisabilité technique (rapport de l’offre à la demande, aiguillage des jeunes, ...), éloignant tout regard ou pesée critique sur ce projet.
3. l’articulation d’une morale nationalisante, artificielle, énoncée comme bienfaisance et efficacité suprêmes, efface le diagnostic réaliste des faits qu’elle prétend diminuer et élimine la symbolique du citoyen autonomme (volontaire, bénévole, associatif, ...).
La morale s’affirme comme énoncé du besoin civique et civil ET énoncé de la réponse au besoin, non débattue et ne pouvant se soumettre à un débat.
4. Des faits divers non pensés comme faits politiques, mal intellectualisés comme issus de causalité, mais perçus comme nécessité (urgence) d’instruction du SCO comme remède multiple : l’activisme du gestionnaire.
Le SCO est phénomène de gouvernance et affirmation nouvelle de cette gouvernance. Il s’inscrit dans la ligne stratégique consistant, par la loi et la langage, depuis la fin des années 1960, à diminuer symboliquement le citoyen et le définir de façon comportementaliste, communautariste.
Les motifs du SCO - ironie superbe - se légitiment par le gommage des effets (difficultés sociales, économiques, écologiques, etc) dont les causes contiennent cette diminution de la citoyenneté comme articulation politique : malaise de la vieillesse, discriminations catégorielles, consumérisme, etc.
EN somme, le SCO est une émanation de ce que Lipotevsky appelait l’ère du vide, ou Castoriadis, l’insignifiant. Insignifiance et vide ne signifient pas inexistence ou inoffensif, bien au contraire. Ce sont de véritables oppressions qui n’osent dire leur nom. Reste la force pure d’un pouvoir comme seule légitimité. Vous aviez dit "démocratie" ?
Le 14 décembre 2006 à 12:03, par ?
En réponse à : > La contradiction du SCO comme nouvelle gouvernance
À propos de faits divers, la palme de la meilleure justification du sco revient sans conteste au sieur Armanet (directeur de La Vie Catholique) qui, lors d’une émission radiophonique, asséna à son contradicteur cet argument absolument imparable : le gang des barbares !
À la surprise générale cependant, Armanet ne cita pas l’affaire du petit Grégory, ce qui aurait définitivement clos le débat en faveur d’une mise en place immédiate du sco.
C’était sur RFI, le 21 février 2006 vers 20h15.
Le 16 décembre 2006 à 14:16, par Myriam
En réponse à : > La contradiction du SCO comme nouvelle gouvernance
Si j’ai bien compris, ces débats ont été initiés par des partisans du S.C.O. Depuis le début, beaucoup de questions importantes et pertinentes sont posées, pourquoi les initiateurs de ce débat ne prennent-ils pas la peine d’y répondre, ni même de venir dialoguer ? Quel est le but de leur initiative ? J’ai du mal à comprendre et pour tout dire, je n’en vois pas pour le moment l’utilité, si ce n’est celle d’observer les réactions pour peaufiner leur argumentaire, ce qui ne serait pas très correct ! Arno nous dit que le S.C.O n’a rien de civique, mais je crois que ce lieu ne pourra prétendre être un espace de débats, tant que les défenseurs du S.C.O ne viendront pas dialoguer et répondre aux questions. Ces questions sont-elles si difficiles ?
Le 17 décembre 2006 à 19:15, par Eric LOMBARD
En réponse à : Choix des sujets de débat
Ces débats n’ont pas été initiés par des partisans du SCO. Le comité de rédaction d’hyperdebat est seul maître du choix des sujets de débat.
Notre objectif est d’expérimenter de nouvelles formes de débat sur internet. Le choix des sujets n’est pas important en lui-même, mais par la capacité à attirer du monde. Mais cela ne suffit pas, car nous avons constaté que beaucoup de gens venaient sur hyperdebat (par les moteurs de recherche) pour chercher de l’information, très peu pour débattre. Pour attirer des gens désireux de débattre, il faut aller les chercher. Fort de ce constat, j’ai essayé de donner de la visibilité aux débats dont je suis facilitateur en les faisant connaître à des personnes ou des communautés concernées par les enjeux du débat.
Dans le cas des alternatives ferroviaires au transport routier, à des associations de défense de l’environnement et à des syndicats de transporteurs routiers.
Pour le débat sur la décroissance, je n’ai trouvé que très peu de relais, et cela se paie en termes de fréquentation, donc de qualité du débat.
Pour le Service civique, j’ai noué un partenariat avec le site de la plate-forme associative créée à l’initiative de La Vie et qui regroupe des associations en majorité pour un service civique obligatoire. J’ai également pris contact avec des opposants dont j’avais relevé les positions dans la presse ou dans des blogs. C’est d’ailleurs ainsi que vous êtes arrivée sur ce site ...
Pourquoi les partisans du SCO ne s’expriment pas ? Si on regarde d’un peu plus près, on s’aperçoit qu’ils s’expriment, mais certainement avec moins de force. J’espère quant à moi qu’ils vont se réveiller, car il n’y a pas de véritable débat sans contradiction.
Facilitateur
Le 18 décembre 2006 à 02:02, par arno
En réponse à : Une bien grosse contradiction, face à un débat et un SCO fluet.
Pourtant, M le facilitateur, il y a contradiction. La contradiction est la suivante :
le service civique obligatoire n’est pas un service civique obligatoire.
Le titre n’exprime pas la réalité des propositions.
De là, un choix s’impose :
Il semble que, pour justifier cette corvée d’envergure, cette préemption de la citoyenneté, cet ordre de marche pour l’intérêt (mon) général, on y ait mis un nom qui fasse joli.
Civique, c’est bien, ça fait désintéressé, façon "bénévolatile", comme dirait Créhange, cet oiseau qui accepte de se faire plumer pour pas un rond... Je n’irai pas jusqu’aux "brassage social" et autres "sentiment d’appartenance à la nation" qui parsèment les propositions parlementaires, à rire de mort et de fou.
Pour preuve de la qualité des contributions, on a sur ce site, que je sache, réussi à éviter jusqu’ici l’argument impayable du "rite de passage". Tant que certains philosophes de l’extrême ne diront pas : "pourquoi n’y aurait il pas un SCO plutôt que rien ?", car, là, on aura touché le fond de la corbeille. Continuons.
Je frémis d’un coup à cette question : est-ce parce qu’il n’y a pas d’autre proposition, qu’il n’y a pas débat ?
Le 18 décembre 2006 à 07:21, par Myriam
En réponse à : > Choix des sujets de débat
Vous décidez du choix des sujets mais vous dites avoir un partenariat avec La Vie (la plate-forme) et Démocratie et spiritualité. Ce "choix" n’est ni neutre, ni anodin. Pouvez-vous nous dire en quoi consiste ce partenariat ? Sur le site de Démocratie et Spiritualité, il est écrit : " Pour préparer le débat de la deuxième Journée sur le S.C.O, rendez-vous sur Hyperdébat.net" Je leur ai adressé un message pour leur dire que nous les attendons avec beaucoup d’impatience. Mais si je crois comme vous qu’il ne peut y avoir de débat sans contradiction, il est encore plus important de parvenir à dépasser ces contradictions et de nous allier autours de valeurs communes. Si nous n’y parvenons pas, le débat public sur le S.C.O risque de tourner à l’ affrontement et dans cette hypothèse, les promoteurs de ce projet auront une très grosse responsabilité. Tout le monde sait aujourd’hui que le S.C.O n’est pas un projet nouveau,il dormait dans less placarts de l’assemblée où ma foi, il n’était pas si mal mais il est revenu sur l’avant-scène nationale à l’initiative de l’Appel lancé par l’hebdomadaire La Vie en novembre 2005 dans les circonstances que l’on connait. L’intérêt de tels débats est peut être de reconnaitre quand une idée est mauvaise et d’entendre les arguments de l’opposition, pour ne pas s’obstiner et prendre le risque d’aller trop loin.
Le 18 décembre 2006 à 16:28, par ?
En réponse à : > Mais ils sont où, mais ils ont où les partisans du sco ?
S’il n’y a pas débat, c’est tout simplement parce que les partisans du sco n’ont aucun argument valable ! Passé les niaiseries du genre "devoir entre la société, équilibre droits/devoirs" dont l’inanité a été soulignée du fait que la proposition de sco ne concerne que les jeunes de nationalité française, c’est le vide sidéral.
Quant au modérateur, il n’a toujours pas pris la peine d’expliquer les termes "belle unanimité" se rapportant au projet de sco, ni le qualificatif "travers" avec lequel il décrit les nombreuses exemptions au défunt service national ; deux termes exprimant un jugement de valeur dont le moins qu’on puisse dire est que nul n’est obligé d’y adhérer.
Le 18 décembre 2006 à 20:49, par Eric LOMBARD
En réponse à : >Partenariat
Le partenariat consiste en un échange de liens.
Facilitateur
Le 19 décembre 2006 à 07:12, par Myriam
En réponse à : > Partenariat
Alors vous pouvez ajouter notre site ’Pour une alternative au S.C.O’ comme partenaire car nous avons ajouté un lien vers le votre depuis quelques jours. Il faudrait aussi proposer un parenariat avec les sites qui s’affichent contre le S.C.O car de ce côté aussi, la participation n’est pas terrible, nous sommes combien à intervenir activement dans ces débats ? 5, 6 ??? Pourquoi ne pas les inviter à établir un lien et à devenir aussi des partenaires ? Evidemment, dans une telle perspective, il faudrait modifier le contenu de l’introduction au débat car " la belle unanimité" est pour le moins suspecte !
5. Le 15 décembre 2006 à 15:44, par ?
En réponse à : Expatriation
On parle beaucoup ces derniers temps de l’expatriation vers la Suisse d’un chanteur connu comme "l’idole des jeunes". Les jeunes ne vont-ils pas être tentés de suivre l’exemple de leur idole si on instaure un service civil obligatoire ?
N’oublions pas que nombre de jeunes diplômés terminent leurs études par un stage à l’étranger ou par une formation complémentaire dans une université étrangère. S’ils ont le choix entre d’une part rester sur place pour un emploi conforme à leurs compétences et le salaire correspondant, et d’autre part rentrer en France pour faire six mois de service à nettoyer les sanitaires en étant payés des cacahuètes, que vont-ils choisir ?
Mais peut-être la France lancera-t-elle des mandats d’arrêts internationaux contre les déserteurs du civisme obligatoire.
6. Le 14 décembre 2006 à 18:11, par ?
En réponse à : Étude de faisabilité
Un message de M. Chavannat propose de mettre en place un comité Théodule pour étudier la faisabilité du service civique obligatoire. Il lui a été répondu qu’un rapport a déjà été pondu par un organisme officiel, le conseil d’analyse de la société, rapport rarement cité par les partisans de ce service bien qu’il soit le seul à apporter des éléments de réponse un tant soit peu précis à des questions très concrètes comme le coût, la rémunération, le régime des exemptions etc. Cela en dit long sur le sérieux des partisans du sco.
On remarquera aussi que l’Institut Montaigne, cercle de réflexion ou "think tank "comme on dit en bon franglais, a commandé un rapport sur le sujet. Un dénommé Alécian, favorable au sco, est chargé de rédiger ce rapport. Interrogé par le Monde sur la question de la compatibilité du sco avec la Convention Européenne des Droits de l’Homme, ledit Alécian ne trouva rien de mieux que de répondre que cela ne le gênait pas de changer une ligne à la Convention ! Quand on sait qu’il s’agit d’un traité international signé par 46 États et que tout changement nécessiterait l’accord de tous les signataires, cela en dit long sur le sérieux des partisans du sco.
On attend toujours le rapport du sieur Alécian.
7. Le 27 novembre 2006 à 16:07, par ?
En réponse à : > Forum libre sur le service civique obligatoire
Les partisans du service civil obligatoire semblent raisonner comme si nous vivions dans un monde clos avec une France uniquement peuplée de Français. Il me semble que la plupart de leurs arguments s’écroulent dès qu’on remarque qu’il y a des étrangers vivant en France et à qui il n’est pas possible d’imposer un tel service civil.
Le 1er décembre 2006 à 11:13, par trivers
En réponse à : > Forum libre sur le service civique obligatoire
Pourquoi ?
Le service militaire ne s’appliquait qu’aux français.
Les étrangers poouvaient être acceptés à la légion étrangère.
Et si le service civil est performant et attractif pourquoi ne serait-il pas ouvert aux étrangers vivant en France ?
Ceci dit pour qu’il soit performant et attractif, il serait a priori préférable qu’il ne soit pas obligatoire (ou qu’il ne comporte qu’une partie obligatoire très courte ????).
Le 4 décembre 2006 à 10:09, par ?
En réponse à : > Forum libre sur le service civique obligatoire
Mon message portait sur le service civil obligatoire, répondre en parlant de service militaire ou de service civil non obligatoire est légèrement hors sujet...
Les partisans du service civil obligatoire invoquent des arguments de devoir envers la société, de contrepartie à la scolarisation, de solidarité, de brassage social ou autres bons sentiments dégoulinants du même genre. Si ces arguments étaient valables, ils devraient aussi s’appliquer aux étrangers vivant en France, car ceux-ci ont, de ce point de vue, les mêmes droits et devoirs que les Français. Mais on ne peut juridiquement imposer un tel service aux étrangers. Donc ces arguments ne sont pas valables.
Là où il y a des différences entre Français et étrangers, c’est en cas de guerre (d’où la différence de traitement, parfaitement justifiée, sur le service militaire), dans l’accès à certaines professions et pour le droit de vote. Or bizarrement, personne n’invoque le droit de vote ni l’accès à certaines professions sensibles comme justification du service civil obligatoire.
Concernant votre dernier paragraphe, rappelons qu’un service civil facultatif a été récemment mis en place et qu’il ne semble pas attirer les foules, du moins pour l’instant.
Le 6 décembre 2006 à 01:19, par arno
En réponse à : > Forum libre sur le service civique obligatoire
"rappelons qu’un service civil facultatif a été récemment mis en place et qu’il ne semble pas attirer les foules, du moins pour l’instant."
Ca en dit long sur le prétendu engouement des jeunes pour un service civil obligatoire...
Peut être que les personnes concernées ne sont tout simplement pas au courant que ce service civil non obligatoire existe.
Du reste, que permet-il concrètement ce service civil "facultatif" ?
Le 6 décembre 2006 à 10:43, par ?
En réponse à : > Forum libre sur le service civique obligatoire
J’ignore les principales dispositions du service civil facultatif et les pointeurs proposés sur ce site ne marchent pas à l’heure où j’écris ces lignes.
Je crois me rappeler que la rémunération proposée est d’environ 900 euros/mois. Un véritable eldorado comparé à la rémunération proposée pour le service obligatoire : environ 350 euros/mois. On pourrait naturellement demander aux partisans du service obligatoire comment ils feraient pour vivre avec 350 euros/mois. Mais comme le disait une célèbre politicienne, on ne tire pas sur une ambulance.
Le 6 décembre 2006 à 18:27, par Eric LOMBARD
En réponse à : Quelques commentaires sur votre contribution
Merci d’abord d’avoir signalé que les liens "Biblio" ne fonctionnaient pas. Notre site partenaire http://www.service-civique.org a visiblement des problèmes que j’ai signalés à son webmaster.
Dans l’introduction de chaque page de débat, nous demandons aux intervenants de toujours indiquer la source de leurs informations. Alors, s’il vous plait, évitez les phrases du genre "Je crois me rappeler que ..." qui font perdre du temps à ceux qui vous lisent.
Enfin, je ne vois pas comment vous pouvez dire que l’allocation de service civique obligatoire sera de 350 euros, alors qu’il n’y a pas de projet de loi (je vous rappelle que le gouvernement actuel est contre). Ce chiffre de 350 euros a toutefois bien été utilisé dans l’étude de l’amiral Béreau publiée à la Documentation française pour faire une estimation du coût du Service civique obligatoire. Mais il n’engage que lui !
Cordialement
Le 6 décembre 2006 à 19:59, par ?
En réponse à : > Quelques commentaires sur votre contribution
Concernant les 350 euros/mois, c’est effectivement le chiffre avancé par l’amiral en question mais c’est aussi le montant annoncé par le PS, qui parle d’un tiers du SMIC. Par ailleurs, les partis qui proposent cette mesure et qui avancent comme argument que ça ne coûtera pas trop cher chiffrent ce service civique à un prix qui ne permet guère d’espérer une rémunération plus intéressante. On n’a pas le choix : soit cette mesure n’est pas ruineuse et dans ce cas la rémunération sera très basse, soit les gens seront payés correctement et le coût sera abyssal.
Le 14 décembre 2006 à 11:59, par Eric LOMBARD
En réponse à : > Les formes de volontariat
Une synthèse est maintenant disponible dans la rubrique Documents : Les différentes formes de volontariat en France
Facilitateur
8. Le 13 décembre 2006 à 17:35, par ?
En réponse à : Prendre au pauvre pour donner au riche
Chacun connaît la parabole des talents et sa fameuse conclusion : "on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a" (Matthieu, 25, 29). Difficile d’imaginer meilleure illustration de ce principe que le service civique obligatoire ! On comprend que cette idée soit soutenue si vaillamment par l’hebdomadaire La Vie Catholique, tant il est vrai que prendre au pauvre pour donner au riche est le fondement même du christianisme.
Il a déjà été signalé sur ce site que le service civique demande des efforts de solidarité aux jeunes, précisément la classe d’âge la plus pauvre. Qui plus est, une des activités les plus souvent citées pour ce service est l’aide aux vieux, classe plus aisée en termes de revenus mais surtout, beaucoup plus riche en termes de patrimoine. Faire travailler quasi gratuitement les jeunes pour permettre aux vieux de préserver leur patrimoine, voilà une idée judicieuse et qui vient compléter la déjà ruineuse APA.
À ceux qui pensent que les jeunes, à défaut d’être riches, ont au moins la chance d’être en bonne santé, on recommandera la lecture d’un récent rapport du député Wauquiez qui s’alarme de l’état de santé des étudiants.
Une autre activité régulièrement évoquée, notamment par Mlle Royal lors du débat entre présidentiables socialistes, est le soutien scolaire dans le secondaire. Or on sait que la France dépense plus que la moyenne de l’OCDE dans le secondaire, alors qu’elle dépense moins dans l’enseignement supérieur. Elle dépense même plus annuellement par lycéen que par étudiant ! Demander aux étudiants de faire du soutien scolaire dans le secondaire dans le cadre d’un service civique, en étant payé moins que le RMI, revient donc à transférer des moyens (financiers, mais aussi en termes de temps, d’efforts etc.) du moins favorisé vers le plus favorisé.
La parabole des talents a encore frappé !
Le 14 décembre 2006 à 03:55, par arno
En réponse à : > Prendre au pauvre pour donner au riche
Pour en rajouter dans ce savoureux constat de principes,
les pauvres des banlieues par exemple sont riches d’une chose : le lien social, par la la force de la proximité, pour ne pas dire la promiscuité. ET pourtant c’est à eux qu’on leur vend du lien, de la mixité, du brassage social. Par contre ces gens ne se reconnaissent aucun pouvoir politique et peu de pouvoir économique.
A l’inverse, dans les quartiers riches, qui concentrent les pouvoirs économiques et politiques, aucune injonction étatique au lien social, à la mixité sociale, au brassage social, au sentiment d’appartenance à la nation, pour ces gens qui, je crois, gagneraient à comprendre qu’une délocalisation, un licenciement massif contient de graves conséquences politiques, assimilables à de la délinquance. Que fait Sarkozy ?
9. Le 14 décembre 2006 à 03:06, par arno
En réponse à : le Service civique obligatoire : une erreur de définition
Le SCO n’a rien d’un service, ce n’est pas une prestation définie par contrat bilatéral, c’est un travail commandé qui rejoint sa radicale origine latine (servus,i, m : esclave).
Le SCO n’a rien de civique, il n’est pas relatif à la société des citoyens, c’est une application partielle aux jeunes. Puis c’est une application à la société, mais par l’intermédiaire de l’exercice d’un travail dont l’utilité n’est pas établie dans ses effets et conséquences en faveur des objectifs.
Ainsi, il n’est pas débattu, défini, délibéré, corrigé et mis en oeuvre par des citoyens mais défini par des organisations étatiques ou territoriales avec lesquelles il n’est pas prévu de contestation ni définition coopérante signifiantes possibles.
Le SCO n’est pas civil, il n’a rien de relatif au citoyen. On parle d’une formation à la citoyenneté, mais une citoyenneté réduite au passage par la soumission à un travail forcé (copié collé de la hiérarchie du service militaire).
L’obligation n’est pas non plus le terme adéquat : il y a obligation quand l’obligé peut reconnaître le principe de l’obligation et qu’elle s’exerce de droit. De droit, on a dit ici les contradictions flagrantes avec les conventions européenne et française des droits de l’homme et la loi 1901.
L’obligation est ici définie de façon unilatérale (un ordre) et l’acte libératoire ne repose pas sur un principe de raison mais est aliéné à un projet moral et national défini par un pouvoir technocratique plénipotentiaire cherchant à disposer d’une main d’oeuvre (ce que j’appelle l’aiguillage). C’est l’argument qui rapproche, au délà de l’homophonie, le SCO au vieil STO.
S’il y a erreur sur ce que l’on nomme, décalage entre les mots et les faits, les problèmes ne manquent pas de se présenter. Il est donc préférable que s’exprime ce que l’appellation SCO recouvre, plutôt que sublimer une erreur masquée par des mots techniques, insignifiants, comme cohésion sociale, sentiment d’appartenance à la nation, brassage social, tous ces mots que Goebbels n’aurait pas renié et dont rares sont les gens de bien qui en soient dupes.
Du reste, nous pourrions d’ores et déjà prévoir les effets profondément négatifs de ce projet qui n’a rien de nécessaire par ailleurs, le plus inadapté.
Toutefois, il est regrettable que le SCO ne soit pas autre chose que ce qui est proposé. Mais la difficulté imaginative, le manque d’interprétation des faits et des conceptions fondamentales de ce qui fait société, par certains des partisans du SCO montrent peut être la fin d’un cycle politique, d’une "gouvernance" qui peine à masquer son indigence et ne peut l’affirmer que par la force des symboles (obligation, nation, devoirs, ...) sans pouvoir symbolique (l’autorité).
10. Le 13 décembre 2006 à 19:53, par ?
En réponse à : > Forum libre sur le service civique obligatoire
Des promesses pour 2007 ? ? ?
Arrétez de réver car sur toute la Terre et depuis la nuit des temps il a toujours eut une centaine voire même un millier de "pauvres" pour un seul "très très riche".
Mais voilà, le "très très riche" aurait bien tort de partager son trésor avec toute cette bande de pauvres car :
Nous méritons notre condition de "pauvres" !
Messieurs les "très très riches" vous êtes vraiment trop forts !